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5 min readVivaTech à 10 ans : un salon victime de son succès ?
Pour sa dixième édition, VivaTech a doublé sa superficie, attiré 180 000 visiteurs et accueilli Jeff Bezos en guest star. Mais derrière les chiffres flatteurs, les entrepreneurs réunis pour le débrief du salon dressent un bilan nuancé : entre réussite de l'évangélisation tech en France, coût élevé pour les exposants, et une question qui fâche — pourquoi les têtes d'affiche restent-elles presque exclusivement américaines ?
Un supermarché de la tech qui interroge sa rentabilité
Le constat de Thomas, PDG de Paracoda, est sans appel : "Nous n'est pas exposant cette année parce que le rapport qualité-prix du salon n'est pas toujours aussi rentable que d'autres salons." Pour lui, le calcul est simple : exposer coûte cher, et le retour sur investissement n'est pas garanti pour une startup. En revanche, être présent en tant que visiteur — pour rencontrer des prospects, des clients, des partenaires — reste "massivement rentable". Le salon est devenu "le supermarché de la tech", et comme dans tout supermarché, il faut "regarder le coût du mètre carré et la rentabilité des mètres carrés investis".
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What you'll learn
- 1 (00:04) **Introduction et tour de table** - Dernière émission depuis Vivatech, enregistrée le vendredi. Présentation des invités : Thomas (Paracoda), Jean (John Capital), Hugo (Denis), Jean-Baptiste (Caiber).
- 2 (01:22) **Vivatech : succès ou non pour les exposants ?** - Thomas explique pourquoi Paracoda n'est pas exposant cette année : rapport qualité-prix jugé insuffisant.
- 3 (03:14) **Vivatech victime de son succès ?** - Le salon est devenu un événement mainstream, avec beaucoup d'étudiants et de visiteurs "touristes", ce qui dilue l'efficacité pour les startups en quête de clients payants.
- 4 (04:45) **Évolution du rôle des grands groupes et des pavillons nationaux** - Les grands groupes accueillent toujours des startups sur leurs stands. Les pavillons par pays (Canada, Corée, Japon) sont en force.
- 5 (06:47) **Problème de lisibilité et d'éditorial** - Jean-Baptiste critique le manque de clarté dans l'organisation des halls : mélange confus entre luxe, cloud, et pavillons nationaux.
- 6 (10:42) **Débat sur la souveraineté technologique et l'absence des géants américains** - Hugo critique le manque de souveraineté : pas de CPU, pas de Nvidia, pas de Google sur le salon.
- 7 (17:39) **Critique de la tête d'affiche et du coût pour la nation** - Hugo déplore que les têtes d'affiche soient uniquement américaines (Bezos, OpenAI) et que les CEO français ou européens ne soient pas mis en avant, surtout pour les 10 ans.
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Guests on this episode
Show Notes
Ce lundi 22 juin, François Sorel a reçu Thomas Serval, PDG de Baracoda, Jean-Baptiste Kempf, fondateur de Kyber, Jean Schmitt, président de Jolt Capital, Hugo Borensztein, cofondateur et président d'Omi. Ils se sont penchés sur le débrief du salon VivaTech 2026 et la question concernant la réussite de cette dixième édition, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.
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